Le Risk Management ancré chez SWAN

La gestion de risques est une composante incontournable dans les opérations d’une compagnie d’assurance. Dans cette optique et pour répondre aux attentes émises depuis 2017 par la Financial Services Commission, SWAN a créé sa section Risk Management qui fait partie du Corporate Office.

Le Risk Management a des obligations de suivi envers le Conseil d’Administration et aussi les responsabilités légales de rapports constants à effectuer auprès du régulateur qu’est la Financial Services Commission. Au quotidien, Brian Li, Risk Executive chez SWAN et le responsable du département, Shailen Soobah, Senior Manager-Risk Officer, ont aussi tous deux pour mission d’identifier les risques pouvant se matérialiser à travers le groupe.

« Nous avons d’abord élaboré un registre de tous les risques pouvant se matérialiser par rapport à la stratégie et notre environnement interne et externe. Il s’agit d’identifier le risque ainsi que sa source, mais le plus important, c’est la manière de le gérer, » explique Shailen. Chaque risque potentiel est ainsi analysé et classé en ordre de probabilité, mais aussi en fonction de son impact financier ou non-financier sur le groupe. Une fois classé, le risque est assigné à une personne qui sera chargée de le gérer au quotidien.

L’entreprise doit avant tout définir son appétit au risque pour l’ensemble des risques significatifs. La section Risk Management travaille donc en interaction avec les départements. « Le but même du Risk Management c’est de travailler en étroite collaboration avec les managers et les chargés de risques à travers le groupe. L’important c’est de se préparer, de travailler en amont pour évaluer les risques et les anticiper. Et surtout, pour prendre les mesures correctives si jamais le risque se matérialise. Nous sommes aux côtés des managers pour répondre à leurs questions, pour apporter notre point de vue stratégique. »

Selon notre collègue, la gestion de risque demande déjà d’être bon dans les chiffres, avoir un esprit analytique, une notion de comptabilité et finances et aussi quelques compétences d’actuaire. De plus, il faut pouvoir analyser toute situation interne et externe, suivre de près ce qui se passe sur la scène internationale pour une image globale de la situation, afin de mieux en prévoir l’impact sur l’entreprise. Shailen ajoute que la compilation de données est aussi essentielle, car plus les données sont disponibles, plus l’évaluation peut se faire plus précise. La prédiction de la solvabilité de l’entreprise, sur la base de projections financières, fait partie de la gestion des risques.

Existe-t-il une stratégie sans risque ? Shailen souligne que nous évoluons dans un monde où les changements sont rapides et provoquent beaucoup d’incertitudes. Il est donc quasiment impossible d’établir une stratégie sans risque. Il cite l’exemple de la période Covid, où personne n’avait vu venir l’ampleur du problème et son impact. Ceci a servi de leçon et il s’agit de ne pas baisser les bras et de voir toujours plus loin.

« Au début, le concept de gestion de risque était difficile à assimiler pour tout le monde. Mais aujourd’hui, grâce à l’interaction soutenue avec les managers et à travers beaucoup de formations, on peut dire que le principe est très ancré dans la culture de SWAN. Nous-mêmes au Risk Management, nous continuons à avoir des formations dispensées par les grandes firmes internationales spécialisées dans le domaine, pour étudier de près les tendances à l’international ».

à la une

Dans cette rubrique